Biographie

 

 

Marius CULTIER
Artiste-pianiste de la Martinique

  Marius CULTIER  est né le 23 Avril 1942 aux Terres Sainville en Martinique. A neuf ans, il est le chef d’orchestre de l’ORTF. Le  jeune Marius CULTIER anime une émission radio intitulée «  Punch en musique » qui connaîtra un grand succès auprès du public.  Avec Jack Gil, Jo Amable, Marius Cultier contribue à modifier le contexte culturel de toute une époque.

1958 : Marius CULTIER à 14 ans, il entame sa carrière et déjà, le milieu, journalistique, ainsi que les responsables culturels de la Martinique s’accordent pour voir en lui l’un des espoirs les plus Brillants de la musique en Martinique.

1959 : Il dirige l’orchestre de l’ex-ORTF en Martinique. Parallèlement, il accompagne toutes les vedettes de passage là-bas.

1960-1962 : Marius CULTIER approfondit ses connaissances dans les domaines de la composition, et de l’orchestration parcourant toute la région de la Caraïbe où il s’assure d’une solide expérience de tous les genres musicaux en compagnie des noms les plus célèbres des musiques afro-américaines.

1963 : Marius CULTIER est encore pianiste   » débutant » lorsqu’il emporte l’INTERNATIONAL PIANO CONTEST à PUERTO RICO, face à une centaine de pianistes professionnels venus des Etats-Unis, de Cuba du Brésil, et même de l’Europe.

Riche de composition écrites depuis son plus jeune âge, écrivant lui-même ses arrangements, nourri au confluent des musiques Latine et Africaines, il fait un « départ » aussi foudroyant que spectaculaire pour bien des observateurs découvrant son existence hors de la Martinique.

1964 : A 20 ans, Marius CULTIER a enregistré une dizaine de disques vendus à des centaines de milliers d’exemplaires, aussi bien dans la Caraïbe, qu’en Afrique, et en France hexagonale.

1965 : Il anime le « Punch en musique » une émission radiodiffusée très populaire dans les Antilles . Il dirige les WA-BAPS, troupe artistique composée de 18 personnes.

1966 : Parti passer quelques jours en Amérique du Nord, il y restera huit ans. En effet, les premiers « bœufs » où il joue en compagnie de musiciens déjà implantés lui ouvrent très vite les portes des stations de radio et de télévision américaines.

La radio canadienne l’engage pour animer régulièrement des émissions comme CARRE D’AS-JAZZ EN LIBERTE- suivies par des millions d’auditeurs fidèles, cela ne l’empêche pas d’effectuer des tournées dans les chaines hôtelières et les casinos.

1967 :  C’est l’exposition de Montréal qui révèle Marius CULTIER. Il participe aux grands shows réalisés aux cours de l’Expo’67, révélant très vite ses qualités d’hommes de spectacle, de créateur, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre qui depuis n’a jamais cessé de se produire, lui même (sous l’égide du TRINIDAD AND TOBAGO ASSOCIATION, avec 25 danseurs et musiciens, à l’occasion de l’Expo).

1975 : Au Canada, Marius CULTIER à l’occasion de distinguer au concert auprès d’aussi grandes vedettes américaines et canadiennes que : Dionne WARWICK- Miles DAVS- Robert CHARLEBOIS -Mac Coy TYNER -B.B. KING – Mongo SANTAMA- RIA- Elvin JONES -Stevie WONDER -Chick COREA,,, Que ce soit au BLACK BOTTOM à L’EQUIRE SHOW BAR, lieux de rencontre de l’élite musicale américaine, où lors du gala des artistes à la célèbre PLACE DES ARTS (l’équivalent de nos OLYMPIA, PALAIS DES CONGR2S ou BOBINO réunis). Marius CULTIER enthousiasme les milliers de spectateurs chaque fois plus nombreux à venir l’écouter. La même année, il effectue un bref séjour à Paris pour enregistrer un album chez DECCA.

1976 : Alors qu’ en Amérique du Nord, Marius CULTIER, jeune martiniquais, Francophone, marche de plus en plus vers la consécration, la France ne le découvre que cette année. Il enregistre un nouvel album, puis retourne dans les Caraïbes participer aux festivals musicaux en compagnie entre autres de Johnny PACHECO en Haïti de Jimmy CLIFF lors de ka CARIFESTA,en Jamaïque. En Octobre et en Décembre, il revient à Paris se produire au PALAIS DES CONFRES. On le convie régulièrement  à France Musique, au POP club de José ARTHUR, à l’émission Bananas de Patrice BLANCE FRANCARD, il est remarqué lors de la remise des pris de l’Académie dy Jazz à Paris par Maurice CULLAZ, Radio France L’engage pour jouer à l’Espace Pierre Cardin, à l’invitation d’André Francis. Puis il se produit à quatre reprises au Palais des Congrès à Paris.

1977 : – le 14 Janvier / Concert à la Porte de Pantin. Le 27 Janvier : Concert au SIGMA, Théatre de l’Alhambra à Bordeaux . Il joue pendant une semaine à l’Olympia de Paris, à l’invitation de Bruno Coquatrix, au mois de Mai. 24000 personnes environ purent l’applaudir aux côtés de Manu Di Bango,  et de Vinicius De Moraes durant « L’Olympia à l’heure sud américaine et africaine », titre de cette manifestation.

1977 à 1983 : A la demande de l’A.R.E.P.M.A (Association pour la Recherche, l’Enseignement, et la Production Muscicale Antillaise), Marius CULTIER rentre à la Martinique dans le cadre d’un projet qui a pour but l’intégration de l’artiste professionnel dans la Société antillaise. Avec son épouse, il installe une base avec ses propres moyens, d’où il rayonne sur l’Amérique du Sud et la Caraïbe. Il collabore avec la Fédéraion des Œuvres Laîques de la Martinique, avec toutes les maisons de Jeunes situées en zone rurale, avec les municipalités, les organismes culturels,les professionnels de la musique trinidadiens, barbadiens, saint-luciens, haïtiens, américains et canadiens. Il monte un atelier de création et de travail avec son épouse Gisèle CULTIER.

Madame Gisèle CULTIER  est directrice de l’association. Licenciée es-lettres, professeur de langue, attachée à la recherche sur les traditions orales en études française. Elle effectue des étude comparatives sur la littérature québecoise et antillaise en socia-linguistique pour le compte de l’office franco-québécois pour la jeunesse de 1972 à 1973.

ATELIER DE CREATION : A.R.E.P.M.A

Cet atelier a réalisé une œuvre musicale de l’Amérique francophone, et de l’Amérique Tropicale. Cette œuvre est constituée par une méthode, une technique et des réalisations.

  1. Méthode : Revaloriser le patrimoine culturel de l’Amérique tropical en lui apportant une richesse harmonique, des climats rythmiques, et une intensité nouvelle en approfondissant sa richesse rythmique originelle, tout en lui conservant son originalité la plaçant ainsi au niveau des musiques Contemporaines du monde.
  2. Technique : Par une réalisation ouvrant sur de nouvelles perspectives aux exécutants grâce à l’approfondissement des techniques modernes appliquées aux traditions musicales de ces pays, et à une pratique adaptée à leur mode d’expression musicale.
REALISATION DE MARIUS CULTIER
  1. Formation : il faut signaler qu’il a fondé depuis 1958 plusieurs promotions de musiciens au sein d’atelier  d’initiation, d’orchestres, en milieu scolaire ou professionnel. Il a formé des professeurs et des amateurs à la Musique Contemporaine, aussi bien dans la Caraïbe qu’au Canada ( de 1966-1973). Il organise des écoles d’apprentissage musical et d’initiation aux techniques de réparation et d’accord de tous les instruments de musique. Il échange avec des professeurs venus d’horizons divers : Université de Montréal, Université de Berkeley (USA), conservatoire de Dijon (France). Il organise des voyages d’études à la Martinique et à l’étranger.
  2. Communication : Il anime des émissions radiophoniques et télévisées de caractère éducatif et récréatif : Initiation au Jazz, au folklore, programme de variété au Canada, et dans l’ensemble de la Zone Centrale américaine, en France Musique – France Inter : dans l’émission de MM José Artur (POP CLUB) et Patrice Blanc Franard (Bananas). Il multiplie les échanges intercontinentaux entre musiciens et autres artistes, il monte des orchestres professionnels. Il organise des récitals à l’invitation des autorités consulaires et des ambassades.

Cette époque est vraiment une aubaine pour tous les jeunes talents découverts par Marius CULTIER. Il n’hésite jamais à offrir une chance de « percer » à tous ceux qui le sollicitent, ou qu’il rencontre sur sa route. Il intervient officiellement pour défendre la reconnaissance d’un statut à l’artiste martiniquais sur les ondes, en animant des débats en milieu universitaire, rural, ou défavorisé : il donne des concerts et n’oubie pas les gens du 3ème âge ( Nord Canadien, Zone Caraïbe latine et anglophone).

Il développe le combat pour l’intégration de l’artiste au niveau de la Région Caraïbe.

Il arrange, produit des disques, crée des « ginggles » (FR3-Martinique), il édite des partitions musicales, crée des musiques de films.

Il collabore avec Yvon Caracilly ( violoniste, soliste de l’orchestre de l’Opéra de Paris- Ensemble instrumental de Grenoble 1983)

Marius CULTIER un des précurseurs du Biguine Jazz tire sa révérence le 23 Décembre 1985.